Le Conference Board du Canada
L’efficacité du cadre législatif fourni par la Loi sur les transports au Canada pour le maintien des dépenses en immobilisations des sociétés ferroviaires.
Ce rapport fait état des paramètres qui se rattachent à l'obligation qui incombe aux compagnies ferroviaires de fournir et d'entretenir leurs propres infrastructures. Cette responsabilité, associée à la forte intensité du capital des compagnies ferroviaires, impose de gros investissements annuels et souligne le besoin d'un contexte de politiques et de réglementation propice à la production des fonds nécessaires. Le rapport souligne que depuis 40 ans, les investissements nets réels des compagnies ferroviaires dans les installations fixes et les matériels sont plus souvent négatifs que positifs; ils ont été fortement négatifs entre 1985 et 1995, partiellement à cause du fait que le régime réglementaire ne facilitait pas assez l'amélioration de la productivité et contribuait à un faible rendement du capital. En revanche, les initiatives de politiques comme la privatisation du CN et l'adoption de la
Loi sur les transports au Canada ont contribué à un rebondissement important des immobilisations des compagnies ferroviaires après 1995. Dans l'optique d'un investisseur, les compagnies ferroviaires canadiennes ont très nettement amélioré leurs résultats financiers. Il n'en reste pas moins un arriéré de longues années de sous- investissement, beaucoup d'incertitude touchant la réglementation future et des questions sur l'aptitude des compagnies ferroviaires à maintenir des gains tout au long du cycle économique. Les compagnies ferroviaires de catégorie I qui transportent des marchandises devront investir environ 1,3 milliard $ par an au cours des cinq prochaines années, et il sera très important de maintenir un climat propice à l'attrait de capitaux.